Parlons comportement

Marie Perrin comportementaliste

 
 
 
 
 
 
 

vendredi 24 juillet 2015

La prédation chez le chien de compagnie

 
Mon chien, mon meilleur ami, mon compagnon de tous les jours, a tué le chat de la voisine. Soudain, il m’est apparu comme un étranger. Au-delà du choc, de la violence de l’attaque, j’ai été forcée de le voir tel qu’en lui-même : un canidé, un prédateur, aux sens et à la mâchoire aiguisés pour la chasse.
 

Hiatus : il y a d’un côté le chien que j’aime, que j’imagine, et de l’autre celui qui, sous mes yeux effarés, a brisé la colonne vertébrale du chat de la voisine. Qui est peut-être même ensuite venu vers moi, tout content, avec son trophée dans la gueule. Comment réconcilier ces deux visions du chien ? Mon chien câlin et tranquille, et la brute sanguinaire qui a surgi d'un coup, me laissant traumatisée ? 
Peu préparés à ce genre d’événements, les propriétaires peuvent se sentir comme sidérés, effrayés, culpabilisés. L’on rencontre les mêmes sentiments lors des conduites agressives : comment ce chien, qui partage ma vie depuis tant d’années, a-t-il pu me mordre ? Pris de doutes sur leurs capacités à être des bons maîtres, certains se sentent mis en défaut, tandis que d’autres ont soudain peur de leur animal. Et pourtant, en y réfléchissant juste un peu, quoi de plus naturel pour un chien que de partir en chasse ? Tous les chiens de compagnie ne sont plus capables d’aller jusqu’à estourbir ou ingérer des proies, mais la plupart expriment (parfois quotidiennement) un certain nombre des comportements liés à la prédation. Lorsque Médor prend sa peluche et la secoue violemment, il ne fait rien d’autre que mimer la mise à mort d’une proie. Idem lorsqu’il poursuit sa balle, ou rapporte son jouet pour qu'on le lui relance.  
 
 
La balle : un substitut de proie (Crédit photo : Marie PERRIN)
Le chien, un prédateur
Car le chien est génétiquement programmé pour la prédation. Instinct puissant, lié à sa nature même de canidé, à la survie, la prédation implique une série de patrons-moteurs, que Joël Dehasse définit comme suit dans « Tout sur la psychologie du chien » : «Un patron-moteur est un comportement génétiquement prédéterminé, inné, qui n’a pas besoin d’être appris pour s’exprimer, mais qui a besoin d’apprentissage pour se perfectionner, et qui est auto-renforcé». Ce qui signifie que le chien est un prédateur-né, mais que chaque fois qu’il part en chasse, il se perfectionne, apprend par essai erreur, et, surtout, que toute chasse réussie renforce son envie d’y retourner. L’on entend souvent dire « une fois qu’il a le goût du sang, on ne peut plus rien faire ». C’est évidemment faux, mais le langage populaire exprime malgré tout une certaine vérité : le chien qui parvient au bout de sa prédation vit un renforcement maximal, une sorte de fabuleux jackpot. Désormais, il sait que c’est possible, et surtout que c’est vraiment une expérience épatante ! 

 
Attention danger ! (Crédit photo Guillaume CHATELLARD - reproduction interdite)
 
Parmi les patrons moteurs de la prédation, l’on peut citer par exemple la fixation visuelle, la traque, la poursuite, la capture, la mise à mort, l’ingestion. Bien sûr, toutes les races, et tous les individus, ne sont pas capables d’exprimer tous ces patrons moteurs. D’autant que l’être humain a su tirer bénéfice de ces aptitudes naturelles. Grâce à la sélection génétique, il a fixé certains patrons moteurs chez certaines races : ainsi la fixation visuelle chez le border collie. Si les chiens ont la capacité de rassembler et de garder des troupeaux, c’est parce qu’ils sont des prédateurs, et que les éleveurs, au fil de leurs sélections, ont su briser la séquence comportementale complète de la prédation pour n’en conserver que ce qui pouvait leur être utile pour le travail. Et que dire des chiens de chasse sinon qu'effectivement, le terme «chasse» est suffisamment explicite : l'être humain a  créé puis «amélioré» toutes les races de chiens de chasse à des fins utilitaires, en éliminant certains patrons moteurs et en en optimisant d'autres : traque à l'odeur, affût, rapport sans abîmer la proie, etc. Même la recherche de personnes s'appuie sur l'instinct de chasse du chien (traque à la vue ou à l'odeur selon la discipline).
La prédation, une conduite agressive ?
Les spécialistes peinent à s’accorder sur une question : la prédation doit-elle être considérée comme une conduite agressive ? Pour certains éthologues, non. D’autres continuent de la classer dans les conduites agressives. Certes, l’acte de prédation est une atteinte à l’intégrité physique d’un autre être vivant, mais étant lié à la survie, à l’instinct même de l’« être chien », l’on peut légitimement se demander s’il s’agit d’agression, ou d’autre chose. En tout cas, le débat semble ouvert.
Bien sûr, certaines prédations sont aberrantes. Ce qui ne veut pas dire qu’elles ne sont pas fréquentes. Comme pour la plupart des comportements canins, l’on ne soulignera jamais assez l’importance de l’imprégnation précoce. Un chien habitué tout petit aux chats, aux chevaux, à toutes les espèces possibles d’animaux, présentera très certainement moins de tendances prédatrices qu’un chien qui croisera son premier chat à l’adolescence*. Cela vaut pour la prédation sur petits chiens, et pour la prédation sur enfants. Car oui, certains chiens, les médias ne manquent pas de le relayer en boucle lorsque cela se produit, prédatent les enfants. Tout particulièrement en bande : facilitation sociale et ganging peuvent faire des ravages. Certains grands chiens prédatent également les (tout) petits chiens. Ceci dit, lorsqu’on voit la diversité des races et des morphologies de nos chiens domestiques, l’on est parfois étonné de la capacité d’un dogue allemand à reconnaître un congénère en un mini-chihuahua. Face à de grandes disparités de taille, rappelons-le, la prudence doit toujours être de mise.
 
 
La fixité du regard, l'attitude générale du corps : cette vache pourrait passer un sale quart d'heure...
(Crédit photo : Marie PERRIN)
Mon chien prédate, que faire ?
Un chien qui prédate est un chien… normal ! Lorsque sa prédation ne s’exerce pas sur des enfants, elle n’a rien de pathologique. Privés de la possibilité de laisser s’exprimer ce puissant besoin, certains individus chassent les joggeurs, les cyclistes, les voitures, tout ce qui bouge en somme. Que peut-on faire ? Anticiper, tenter une familiarisation à certaines espèces, tenir son chien à la laisse s’il est très prédateur et que l’on se promène dans un secteur giboyeux, éventuellement travailler les blocages en éducation - avec les risques d’échecs liés à la valeur extraordinaire de la proie qui s’enfuit. Et se dire que notre chien, sous ses dehors policés, même toiletté, parfumé et vêtu d’une belle tenue de ville, cache un animal sauvage, qui rêve d’un festin de lapins et de lièvres, et de courir jusqu’à plus soif derrière une bande de chevreuils en déroute.
Marie Perrin

Le chien ne se roule pas sur le dos par soumission...du tout

 

Ce n'est pas la première fois qu'un comportement canin (ou animal, et même humain...) est mal interprété.
Des chercheurs on étudié et filmé le comportement de chiens pendant le jeu, les premières conclusions sont claires : le chien se roule sur le dos pour mieux se défendre, voir même attaquer ! La soumission c'est nous qui l'avons inventé...
Ce n'est pas un hasard si le chien a souvent ce comportement lorsque vous vous penchez au dessus de lui ou que vous le grondez, votre attitude est agressive et le chien prévient une attaque potentielle.
Une différence importante dans la signification précise est par contre à noter suivant la position exacte du chien :
- il suit vos mouvements et votre regard avec la gueule ouverte : prévention d'attaque (la votre), protection du cou (la mâchoire s'interpose mine de rien).
- il détourne le regard et la tête, et s'immobilise (freezing) : il veut éviter le conflit, c'est un signal d'apaisement, il gardera toutefois souvent un angle pour vous surveiller du coin de l’œil.

Dans tous les cas : respecter son sentiment d'agression et ne mettez pas plus de pression sur lui (par le regard, par la position).

Article sur sciences et avenir

Pourquoi mon chien devient-il incontrôlable lorsqu’il rencontre un autre chien?

Vous marchez le vent dans les cheveux, les narines humant l’air frais, le cerveau en extase devant cette journée qui s’annonce magnifique quand… Votre bras devient tendu à l’extrême, tentant de rester en un seul morceau : Fido a décidé qu’aller voir un autre chien valait bien une visite chez le chiro!

Votre première réaction est sans doute de donner une violente secousse sur la laisse pour tenter de calmer votre chien. Votre copain poilu devrait bien finir par comprendre que vous détruire ainsi les épaules n’est pas une sage décision. Toutefois, bien que vous ayez puni votre chien à des centaines de reprises, son comportement ne semble pas s’améliorer.

Pourquoi mon chien est-il réactif?

Il existe deux raisons qui expliquent la réactivité chez les chiens : l’individu canin est frustré, car il n’a pas accès à un congénère, qu’il voudrait bien comme partenaire de jeu, ou il a tout simplement peur de ces êtres à quatre pattes.


Ce qui suscite les comportements suivants :

  1. Tirer sur la laisse
  2. Gémir
  3. Japper
  4. Sauter
  5. Faire des « appels au jeu »
  6. Grogner
  7. Avoir le poil de l’échine dressé
  8. Manifester des signaux d’apaisements

Conseils pour un chien réactif/agressif/anxieux

Se rendre plus intéressant que les distractions (autres chiens) en échangeant ses marques d’attention contre des récompenses, son jouet favori ou des encouragements verbaux. De façon générale, l’utilisation de nourriture donne de meilleurs résultats, car elle est tout simplement plus facile à utiliser et plus motivante dans bien des cas.

Pratiquer l’exercice de « focus » au ClickerApprendre à votre chien à vous regarder est un comportement alternatif que nous utiliserons pour permettre à l’animal de faire un choix : regarder son propriétaire et avoir une récompense OU tirer machinalement sur la laisse et ne rien recevoir. Faites en sorte que le motivateur (récompense) que vous utilisez soit assez puissant pour susciter son intérêt.

Ne jamais laisser votre chien entrer en contact avec un autre chien lorsqu’il tire ou réagit : il répétera alors ces comportements (sauter, tirer, japper) afin d’être récompensé à nouveau (avoir accès à l’autre chien).

Aller pratiquer ces exercices lorsque vous croisez d’autres chiens dans la rue, et même autour de parc à chiens afin de faire des mises en situation. Aucune modification comportementale n’est possible sans pratique régulière.

Ne surtout pas punir votre chien lorsqu’il manifeste des signes d’anxiété, d’agressivité ou de stress. Encouragez-le plutôt à regarder les autres chiens dans le calme en lui offrant des récompenses goûteuses pour changer sa perception des autres chiens : ils n’évoqueront plus le danger, l’inquiétude ou la souffrance, mais l’apparition de friandises.

Ne pas laisser votre chien entrer dans sa zone de réaction ( travaillez à distance ) . Il vaut mieux vous éloigner de sa source de craintes et travailler sur sa réactivité à une distance plus élevée.

Mon chien est réactif uniquement lorsqu’il est en laisse

Lorsque votre ami canin est en liberté, ses contacts avec les autres chiens se déroulent à merveille alors qu’il en est autrement lorsque vous tenez la laisse? Voici quelques explications possibles.

Un être vivant peut utiliser quatre solutions lorsqu’il se sent en danger :

  1. Ignorer le problème
  2. Fuir
  3. Attaquer

Toutefois, lorsqu’il est en laisse, il est impossible pour Fido de prendre fuite. Ainsi limité dans ses mouvements, il est possible que votre animal de compagnie choisisse les dernières options disponibles :grogner, japper et sauter dans les airs avec tant d’exubérance que son « adversaire » prendra fuite. Et, effectivement, cette solution semble très adaptée puisque l’autre chien s’en va en direction opposée à tout coup. Le propriétaire de l’autre chien ne fait pourtant que continuer son chemin, petit détail que Poilu comprend autrement!

Ne pas donner de coups/secousses sur la laisse

Il est important de ne pas brusquer votre animal lorsque vous souhaitez changer son comportement. Toutes les sensations négatives que vous créerez :

  • Augmenteront son anxiété
  • Augmentent les risques d’agression redirigée
  • Lui donnent une perception négative des autres chiens et de l’environnement auquel il est exposé

Habituellement, lorsque nous punissons un chien, nous attendons qu’il ait atteint son seuil de réactivité. Aussi stressé et anxieux, il est pour lui devenu impossible de tirer un quelconque apprentissage de cette expérience : la correction physique est donc inutile.

La punition peut aussi donner un faux sentiment de sécurité. Lorsqu’elle fonctionne, les comportements sont tout simplement inhibés et les besoins de votre chien (celui de se sentir en sécurité) ne sont pas respectés. Le chien qui a été corrigé alors qu’il grognait ou jappait pour manifester son inconfort pourrait dorénavant mordre sans avertissement.

En période de réhabilitation, observez davantage votre environnement afin de ne pas brusquer votre animal :

  • À partir de quelle distance réagit-il?
  • Dans quels lieux réagit-il?
  • Son attitude est-elle la même le jour que la nuit?
  • Quel type de chiens le rendent-ils réactif?

Lorsque vous désensibilisez votre chien, n’hésitez pas :

  • À augmenter la distance avec les autres chiens et à progresser par petits défis
  • À utiliser un motivateur plus puissant : Saucisse « hot-dog », fromage…
  • À utiliser des outils d’entraînement adaptés : harnais, licol, etc.
  • À pratiquer des exercices ciblés qui vous permettront d’augmenter la valeur de votre relation et la confiance de votre chien ( exercices au clicker, rappel, marche en laisse détendue, jeux libres )

Voici une vidéo qui vous aidera à comprendre la marche à suivre pour utiliser conjointement la désensibilisation et le contre-conditionnement pour changer le comportement de votre copain poilu !

Pour un chien calme et bien dans ses poils…

Ces conseils peuvent s’appliquer pour n’importe quel problème de comportement relié à la réactivité, que la cause des craintes ou des frustrations de votre chien soit des chiens, des écureuils ou des étrangers.

Toutefois, n’oubliez pas de respecter le rythme de votre chien, de bien interpréter les signaux qu’il vous donne, de renforcer correctement les comportements que vous jugez adéquats, et, surtout, de progresser par petits défis en n’ayant crainte de réduire vos exigences, pour les augmenter par la suite!

Chien réactif en laisse: quelques exercices qui devraient vous aider

Bonjour à tous,

Cette semaine, je poursuit le sujet du chien réactif en laisse. J’ai pu constater que beaucoup d’entre vous faisaient face à ce problème.
C’est pourquoi je partage avec vous l’article du Dr Sophia Yin (comportementaliste animale américaine) qui nous présente des exercices a effectuer pour résoudre ce problème.

Je traduis moi-même l’article j’espère qu’il n’y aura pas trop de fautes :)

Mon chien aime sauter sur les gens et les chiens qui passent. Il est sympathique mais souvent les chiens et les gens n’apprécient pas. Une fois il est même devenu “fou” après un jogger. Ça va si nous pouvons obtenir 10 mètres de séparation mais parfois nous ne pouvons pas.
Que devrions-nous faire?

chien réactif en laisse

Si vous connaissez un moyen de garder votre chien concentré sur vous et que vous pouvez effectuer cela en présence de distractions relativement proche, vous êtes à 80% du but.

Voici des exemples d’exercices que vous pouvez appliquer lorsque vous voyez un humain ou un chien approcher sur un chemin et que vous avez besoin de garder votre chien concentré afin d’éviter les sauts…

Exercice 1: Répétez les changements de direction en tournant à 180°.

Dans ce cas, vous êtes à pied sur le chemin et dès que vous voyez la distraction, obtenez l’intérêt de votre chien afin qu’il se concentre sur vous. Puis avant qu’il n’arrive trop près et qu’il ne puisse plus se concentrer sur vous, changez de direction en le faisant s’asseoir dos à la distraction puis tournez les talons et repartez dans la direction opposées (celle d’où vous venez). Bien sûr, dans cet exercice, vous n’allez pas réellement arrivez à aller dans la direction que vous aviez initialement prévu. Si cette destination est important, passez au prochain exercice.

Reactif exercice 1

Exercice 2: Le “L”.

Dans ce cas, vous commencez avec votre chien proche de vous et avant d’arriver trop près de la distraction, tourner de 90 ° avec votre chien et faites-le s’asseoir dos à la distraction. Une fois la distraction passée, continuez dans la direction initiale.

Reactif exercice 2

Exercice 3: Le “L” à l’envers.

Dans le cas où vous ne pouvez pas faire un L (si votre chien marche à votre droite et que vous devez tournez à droite pour faire le L), vous pouvez faire un L inversé. Dans ce cas, quand vous marchez avec votre chien proche de vous et avant qu’il ait une chance de regarder la distraction, faites-le s’asseoir toujours dos à la distraction puis faites un L pour vous placer hors du chemin ou de la trajectoire. Une fois la distraction passée, vous pouvez revenir sur votre chemin.

La raison pour laquelle vous devez faire s’asseoir votre chien est que si vous essayez de tourner de 90° directement vous risquez de marcher sur votre chien.

Reactif exercice 3

Exercice 4: Répétez la commande assis.

Dans certains cas, vous n’avez pas la possibilité de vous déplacer facilement hors du chemin. Comme avec l’exercice 1, avant que votre chien n’ait une chance de se concentrer sur la distraction, arrêtez-vous et faites-le s’asseoir de dos et assez loin de la distraction. Faites-le s’asseoir à plusieurs reprises avant que la distraction ne passe. Une fois que la distraction est passée, continuez dans la direction initiale.

Reactif exercice 4

Exercice 5: Répétez la commande (assis) au pied.

Pour les chiens qui sont plus avancés et qui peuvent déjà faire le assis répété en arrière ou le “L” avec les distractions, vous devriez être en mesure de passer la distraction avec votre chien à vos pieds. Si vous ne pouvez pas tout à fait le garder à vos pieds facilement à un rythme régulier, vous pouvez travailler sur la répétition de la commande au pied.
Assurez-vous que vous marchez assez vite (135-140 battements par minute) et que lorsque vous le faites s’asseoir, vous vous penchez en arrière et vous ralentissez car cela rend le signal plus clair pour le chien qui comprendra que vous êtes sur le point de vous arrêter. Cet exercice est plus facile si vous être entre votre chien et l’autre chien. C’est un peu plus difficile si votre chien est entre vous et l’autre chien. Certains chiens vont faire mieux si vous faites du jogging entre les “assis”. D’autres seront trop excités quand vous ferez cela. Choisissez le rythme qui convient le mieux pour votre chien.

Reactif exercice 5

Exercice 6: Répétez la commande “assis” dos à la distraction de loin puis faites un demi-tour quand la distraction passe

Cet exercice est similaire au précédent sauf que vous répétez le “assis” et quand la distraction passe, vous faites un demi-tour vers l’arrière en vous éloignant du chien. Puis repartez dans la direction initiale.

Reactif exercice 6

Exercice 7: Répétez le “assis” face à la distraction.

Parfois, cela fonctionne mieux de se placer devant votre chien et faire répéter rapidement la commande “assis” dans la direction que vous étiez à l’origine quand la distraction s’approche. Nous utilisons moins souvent cette méthode car il est généralement plus facile pour votre chien de se concentrer sur vous quand vous le faites s’asseoir de façon répétitive loin de la distraction.

Reactif exercice 7

Exercice 8: Accélérez quand vous passez la distraction.

Une autre technique est de simplement marcher avec votre chien à vos pieds et d’accélérer un peu quand vous vous rapprochez de la distraction. L’accélération tend à obtenir la concentration de votre chien sur vous. Cependant, évitez cette technique si l’augmentation de la vitesse entraîne de l’excitation chez votre chien.

Reactif exercice 8

Conclusion:

Alors ça y est. 8 Exercices pour vous aider à passer les distractions quand vous êtes sur un trottoir ou un chemin.
Dans un premier temps, assurez-vous de trouver ce qui attire l’attention de votre chien et que la commande ‘assis’ soit bien acquise.
Une fois que vous avez trouvé son petit point faible et qu’il s’assoit sur commande, travaillez les différents schémas ci-dessus. Commencez par ceux impliquant la répétition assis. Ce sont les plus efficaces pour les chiens qui ne sont pas très avancés et qui ont plus de difficulté à se concentrer. Au besoin, ajouter les autres exercices.
Rappelez-vous que la vitesse à laquelle vous marchez vers l’avant (135-140 bpm) et arrière (175 bpm) sont importants, et que les changements de direction permettent à votre chien de se concentrera sur vous.
Soyez sûr que vous travaillez toujours à la bonne distance et que vous pouvez garder votre chien proche de vous.
Rapprochez-vous de distractions que vous vous améliorez.

Sources: http://drsophiayin.com/blog/entry/reactive-dog-moving-past-distractions

Super ces petits conseils vous ne trouvez pas?

Merci au Dr Sophia Yin :)

Peut-on trop récompenser ?

Je ne pense pas qu'on puisse trop récompenser, mais on peut mal récompenser. Je parlerai ici uniquement de récompenses gustatives, et non de jouets ou autres possibilités de récompenses.

Y a les "hypo-bonbons"

Certaines personnes ont de la réticence à récompenser leur chien. Encore, les premières fois, pour obtenir un assis, par exemple, ça passe. Mais après deux-trois répétitions, ils s'impatientent et évoquent souvent certaines inquiétudes (légitimes) :

  • si je récompense trop, il va grossir

Réponse : c'est vrai que pour certains exercices ou à certaines périodes, on a besoin de récompenser beaucoup. Dans ces cas-là, prévoyez des récompenses peu caloriques et n'hésitez pas à diminuer les rations en conséquence. L'idéal (pour ceux qui utilisent comme récompense l'alimentation quotidienne du chien -croquettes ou barf) est même de préparer la ration du chien à l'avance et de prélever les récompenses de cette ration. Ainsi, il aura toujours la même quantité à la fin.

 

  • si je récompense trop, il ne pensera qu'à la nourriture

Réponse : c'est pour ça qu'il faut apprendre à diminuer petit à petit les friandises. Mais on ne passera pas de tout à rien. On gardera les friandises tant que le comportement n'est pas bien compris. Une fois qu'il est acquis, on passera en mode aléatoire : le chien ne sera plus récompensé qu'une fois sur deux, une fois sur trois, puis une fois de temps en temps, puis plus du tout ou très rarement pour certains apprentissages.

Le jeu de hasard

Ce "jeu" de l'aléatoire a tendance à fixer le comportement qu'on désire apprendre au chien, car le chien "jouera" toujours pour voir s'il peut gagner ou pas, comme on joue aux "pinces" dans les fêtes foraines, même si on sait qu'on perd souvent.

Petite astuce indispensable, travaillez sans nourriture à la main, que le chien ne sache jamais si une croquette va surgir de votre poche ou non. Les chiens qui ont tendance à ne pas faire ce qu'on leur demande sont ceux qui ont des indices trop évidents : "Croquette à la main, je sais que je vais être récompensé, je fais. Pas de croquette, je sais que je ne serai pas récompensé, je ne fais pas." Si vous n'avez jamais de croquette à la main, le chien devra faire le pari, et constater que même quand vous ne tenez rien, il peut être récompensé. Pour garder la comparaison des "pinces", imaginez qu'il y ait des écriteaux sur les machines "ici on gagne à chaque fois" et "ici on ne gagne jamais". Bon, ben une fois que vous aurez vérifié que les panneaux ne mentent pas, vous aurez vite fait de vous désintéresser de celle où on ne gagne jamais (et aussi, un peu plus tard, de celle où on gagne toujours, parce qu'à la 50e peluche, vous vous lasserez un peu...). Alors que s'il n'y a rien marqué, et que le gain est aléatoire, le pari en lui même devient un jeu très addictif. C'est exactement le même principe pour un chien.

  • si je récompense trop... il pourrait apprendre dans le plaisir

J'ai l'air de plaisanter, là, mais je pense vraiment que certains ont tellement la notion d'obéissance en tête que ça les embête presque que le chien apprenne dans la joie et non dans l'autorité. Devoir et plaisir sont souvent incompatibles dans notre société judéo-chrétienne où il faut enfanter dans la douleur et où la passion populaire a encore des teintes de  Passion philosophique, voire de Passion théologique.  (Ok, instant "terminale littéraire". Passion vient du grec Pathos : souffrance, supplice. La Passion du Christ, c'est le supplice du Christ. Et au sens classique et philosophique du terme, la passion, c'est la passivité de l'esprit et de la volonté face aux pulsions comme la colère ou la luxure.)

Ces notions entremêlées depuis des millénaire n'ont pu qu'avoir des conséquences sur notre inconscient. Résultat, dans notre société, prendre du plaisir à faire son devoir, c'est encore un peu mal vu. Pas consciemment, bien sûr, mais inconsciemment, ça nous gène un peu, quand même. C'est un peu sale... (la preuve, c'est que tout le monde trouve normal, voire légitime, que quand on fait un métier "Passion", on gagne très mal sa vie. Déjà qu'on se fait plaisir au quotidien, faut quand même bien qu'on souffre un peu...). Parenthèse "fac de philo" terminée.

Ramené au chien, on veut imposer son autorité, et on veut que le chien obéisse par soumission, dévotion, obligation, "obéissance" (ce mot qui ne veut rien dire, mais qui est sur beaucoup de lèvres)... Mais pas par plaisir... c'est louche. Ou alors si, par plaisir pur, intrinsèque, mais pas par "appât du gain". C'est là que le bât blesse. Parce qu'un chien ne peut prendre du "plaisir pur et intrinsèque" à s'asseoir sur ordre ou à lâcher un os. Tout comme vous ne prenez pas de plaisir pur à remplir de la paperasse ou à faire votre lit (enfin, pas moi, en tous cas !).

Quand la récompense devient Renforcement

Yéti (ici au GPF d'Obé Rythmée) prend un vrai plaisir à marcher au pied

Yéti (ici au GPF d'Obé Rythmée) prend un vrai plaisir à marcher au pied,

Voilà ce qui se passe dans la tête du chien : au début, bien sûr, il "obéira" par appât du gain. Surtout pour un comportement peu naturel ou qui lui demande beaucoup. Et puis si vous travaillez bien, au fil des mois (je dis bien au fil des mois, et non pas au fil des heures ou des jours), la valeur de la récompense se transférera sur l'action. Bientôt, l'action même, le fait de faire quelque chose avec vous et pour vous deviendra sympa, ou du moins facile et quasi automatique. Même si cette action n'est plus "payée" systématiquement. Parce que ce comportement aura été tellement de fois récompensé qu'il sera associé à quelque chose de chouette et de positif. On appelle cela le "renforcement". Un comportement récompensé est renforcé, et plus il est récompensé dans le temps (à bon escient), plus il est renforcé.

Soyez poli avec votre chien

On nous demande souvent "jusqu'à quand je devrai lui dire que c'est bien ?" Mais toujours ! Jusqu'à la fin de sa vie ! Pourquoi, c'est si difficile pour vous de dire à votre chien que vous êtes fier de lui ? Je le répète, toujours, jusqu'à la fin de sa vie, il faudra lui montrer qu'on est content de lui. Beaucoup de gens nous disent "il sait s'asseoir, je ne vais pas le récompenser pour ça, c'est normal".

Alors 1/ non, ce n'est pas "normal" pour un chien de s'asseoir sur ordre et de ne pas se relever quand il veut. C'est un comportement totalement acquis et pas naturel. 2/ même si ça devient facile pour lui, il doit lire notre contentement. C'est juste de la politesse. Soyez poli avec votre chien. Quand quelqu'un m'apporte une boisson, je lui dis "merci", même si c'était facile pour lui. Et si j'arrête de lui dire merci, il va commencer à me trouver pas très sympa. Alors, si je suis son patron, il continuera à le faire en râlant. Si je suis son amie, il pourrait bien finir par m'envoyer paître. Vous pouvez être le patron et/ou l'ami de votre chien, mais dans les deux cas, ça ne vous empêche pas de reconnaître et encourager la valeur de ses efforts !

Dites-lui quand c'est bien !

Dites-lui quand c'est bien !

Et puis y a les "hyper-bonbons"

Je m'attarderai moins sur les "hyper", mais certaines personnes récompensent, plutôt que trop souvent, pas au bon moment ; ce qui peut avoir plusieurs conséquences néfastes (le chien ne fait plus rien sans croquettes, le chien est totalement blasé, le chien réclame en permanence...)

Le bon moment

On doit faire attention au timing, lorsqu'on récompense. Récompenser tout, tout le temps, ce n'est plus récompenser, c'est donner de la nourriture. Par exemple, lorsque votre chien apprend à marcher au pied, pourquoi pas lui donner une croquette tous les pas ? Mais un an plus tard, lorsqu'il sait faire, si vous continuez à donner une croquette tous les pas, il va simplement se dire "tiens, de la bouffe gratos". Le comportement sera sans doute acquis, mais la récompense perdra totalement de son sens (vous pouvez en revanche continuer à récompenser de temps en temps, surtout si le chien a fait un effort particulier).

Le bon endroit

Il faut aussi faire attention à l'endroit où l'on récompense. Si on demande à son chien de se mettre au pied et que l'on récompense quand il est face à soi, il apprendra simplement à venir se placer en face, là où les récompenses tombent. Ca paraît évident, mais la plupart des gens font l'erreur : "au pied" (le chien se met au pied sur quelques pas) "bravo !!!" (le chien repasse en face du maître pour gagner sa récompense, et il la gagne... Sauf qu'il n'est plus au pied ! On lui apprend donc à quitter le pied, et non pas à se mettre au pied.)

De même, continuer à récompenser son chien à la friandise pour un rappel tout simple sans stimulation alors qu'il sait le faire depuis des mois, c'est simplement banaliser la récompense. Attention, ici je parle du quotidien, de la vie de tous les jours, pas d'une séance de travail spécifique où on veut que le chien soit parfaitement affûté, ou d'une situation particulièrement difficile pour le chien. Par exemple, je récompense et je récompenserai sans doute à vie Yéti dans trois contextes :

- Quand elle se retient d'aboyer quand on sonne à la porte

- Quand elle est "sage" si on croise un chien qui lui fait peur ou qu'elle n'aime pas

- Quand elle trouve quelque chose de particulièrement bon à manger et qu'elle le laisse

En conclusion, je dirais qu'il faut à la fois se déculpabiliser de récompenser son chien par de la nourriture, et mieux réfléchir aux occasions où on le fait. Car oui, la nourriture peut-être à double tranchant, et non, ce n'est pas un outil si facile que ça à maîtriser. Il ne faut pas en avoir peur, mais il faut l'apprivoiser et apprendre à l'utiliser.

Commentaires

20.02 | 17:39

bonjour, Oui je suis taxi animalier également. cdlt

...
20.02 | 16:25

Bonjour, les différents annuaires animaliers vous présentent comme taxi animalier, hors je ne vois rien sur votre site, mis a part votre CAPTAV, l'êtes-vous?

...
12.11 | 11:09

Pouvez vous m'envoyer des photos sur mon adresse email
Cpriat@gmail.com
0628336109
Cdt

...
12.11 | 03:24

Bonsoir jai une femelle de 2 ans adorable je doit m’en séparer nous devons déménager donc plus à cour que l’on avais ... je veut juste qu’elle soit heureuse

...